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Qu’est-ce qu’une boucle de rétroaction ?

Return Path | 11 février, 2014

Il nous semble intéressant d’expliquer dans ce billet ce qu’est réellement une boucle de rétroaction. En effet, de nombreux clients ne semblent pas savoir comment fonctionne une boucle de rétroaction et, surtout, comment l’utiliser. Essayons de clarifier les choses.

Qu’est qu’une boucle de rétroaction ?

Lorsqu’un destinataire décide de signaler un email comme du spam, cette action est considérée comme une « plainte ». Certains opérateurs de messagerie offrent aux expéditeurs la possibilité d’obtenir des informations sur ces plaintes en leur proposant de s’inscrire à une boucle de rétroaction. Ces boucles de rétroaction permettent aux expéditeurs de recevoir les messages signalés comme abusifs par leurs abonnés. L’opérateur de messagerie transfère alors le message en question à l’expéditeur à une adresse email désignée pour que ce dernier puisse supprimer l’usager à l’origine de la plainte de sa base d’abonnés.

Quels opérateurs de messagerie proposent des boucles de rétroaction ?

Malheureusement, les opérateurs de messagerie n’offrent pas tous la possibilité de s’inscrire à une boucle de rétroaction. Vous trouverez ci-dessous la liste de ceux qui en proposent une actuellement :

Comme vous pouvez le constater, Gmail ne figure pas sur cette liste. A l’instar d’autres opérateurs de messagerie, Gmail ne propose pas de boucle de rétroaction. L’opérateur fournit toutefois d’autres données très utiles, que vous pouvez découvrir en lisant ce billet de blog.

Comment s’inscrire à une boucle de rétroaction ?

L’expéditeur doit faire une demande d’inscription afin d’activer une boucle de rétroaction chez un opérateur de messagerie. Ce formulaire de demande est généralement disponible sur le site de l’administrateur de messagerie (Postmaster). Les informations requises peuvent varier selon les formulaires de demande d’inscription. En général, vous devrez indiquer vos informations de contact, votre adresse IP ainsi que l’adresse email que vous aurez configurée de votre côté pour recevoir les messages. En particulier, Yahoo! exige des expéditeurs qu’ils s’authentifient à l’aide d’une signature DKIM pour activer le processus de boucle de rétroaction. Comme vous êtes invité à fournir les valeurs d= et s= de votre signature DKIM lors de la demande d’inscription à Yahoo!, pensez à avoir ces informations sous la main !

En tant qu’annonceur, que dois-je faire ?

–Une adresse email pour la boucle de rétroaction

Vous devrez configurer un compte de messagerie auquel vous recevrez les messages renvoyés par les opérateurs de messagerie. Cette adresse email doit être configurée avec un script d’analyse syntaxique chargé d’examiner tous les messages entrants afin d’en extraire les informations voulues.

–Collecte des données

Les informations renvoyées à l’adresse email de la boucle de rétroaction de l’expéditeur consistent en une simple copie du message reçu par l’abonné à l’origine de la plainte. Le format le plus fréquemment utilisé par la plupart des opérateurs de messagerie est le format ARF (Abuse Reporting Format). En fait, c’est à l’expéditeur de choisir quelles informations il souhaite extraire des messages qui lui sont renvoyés, notamment l’en-tête et le corps du message. Au minimum, ledit expéditeur doit extraire l’adresse email du message afin de l’ajouter à la liste des utilisateurs supprimés. Malheureusement, certains opérateurs de messagerie « expurgent » parfois l’adresse email de leurs usagers des messages qu’ils renvoient. Par conséquent, l’expéditeur doit trouver une autre solution pour identifier l’abonné à partir du message. Pour ce faire, il peut notamment effectuer un suivi des liens présents dans le corps des messages ou des identifiants d’abonné qu’il a insérés dans l’en-tête x-header.

Quels sont les avantages d’une boucle de rétroaction ?

–Suppression des abonnés à l’origine de plaintes :

Le but premier d’une boucle de rétraction est d’offrir aux expéditeurs la possibilité de supprimer des utilisateurs de leur base de données. Assez logiquement, les annonceurs souhaitent éviter que des abonnés envoient des plaintes à répétition, ce qui serait préjudiciable à leur délivrabilité. Par ailleurs, les plaintes entraînent également le placement des emails ultérieurs dans le dossier Courriers indésirables de l’abonné. Et comme les FAI sont de plus en plus nombreux à prendre en compte l’engagement des abonnés pour évaluer des expéditeurs, le nombre d’emails aboutissant dans le dossier Courriers indésirables peut également nuire à la réputation en tant qu’expéditeur.

–Identification des hôtes compromis :

La sécurité du réseau n’est pas à prendre à la légère. Les boucles de rétroaction contribuent à identifier les problèmes de sécurité puisqu’elles offrent à l’expéditeur la possibilité de voir toutes les plaintes associées à son espace d’adressage IP. Si certaines de vos adresses IP ont été compromises, il est possible que vous receviez des plaintes concernant des messages que vous n’avez jamais envoyés.

–Identification des campagnes/méthodes d’acquisition problématiques :

Collectez des informations supplémentaires à partir des boucles de rétroaction (par exemple, l’ID d’une campagne ou l’ID d’acquisition de liste de contacts) dans l’en-tête. Commencez par identifier les campagnes les plus problématiques puis évaluez d’autres indicateurs, notamment le contenu et la fréquence d’envoi. La boucle de rétroaction est également un outil très intéressant si vos listes sont issues de plusieurs sources. Il se peut que l’une d’elles posent problème et doive être réévaluée ou segmentée et associée à une autre adresse IP d’envoi afin de ne pas nuire au reste de votre programme d’email marketing.

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